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Chroniques policières

PREMIER ÉPISODE

Nous vous proposons cette présentation, par petits épisodes, d'auteurs de romans policiers, sélectionnés parmi les plus particuliers dans leur genre...en lien avec leurs meilleurs livres que vous pourrez trouvez chez nous. Longtemps décriée, cette littérature bat actuellement des records de vente...Certes sans être un critère radical de qualité, il n'en reste pas moins révélateur de l'intérêt que nous portons à ce genre particulier d'écriture. Cette présentation a été rendu possible grâce à l'aide, incontournable et enrichissante, du Dictionnaire des Littératures Policières de Claude Mesplède dont nous ne pouvons que vous encourager à vous nourrir et abreuver...sans modération aucune !

Né(e)s au XVIIIe siècle,, il y eut les "pionnier(e)s"...certain(e)s célèbres : François-Eugène Vidocq, grâce à la télévision ou Mary Shelley avec "Frankenstein", Hoffman et ses contes...d'autres, souvent inconnus, dont les romans pourraient être rangés dans la catégorie vague : "roman très particulier" voire "déjanté grave" ou "allumé" dont l'auteur finit parfois sa vie à l'ombre d'un asile ou d'une prison...Il faut dire que, parfois, la promiscuité de la religion et de sexualité fantasmée avec ...le diable, cet inconnu, avait de quoi faire palpiter les jeunes coeurs sensibles de bien des lecteurs et des lectrices...

Horace WALPOLE (1717-1797), homme politique, écrivain et esthète britannique menant une vie de dandy et de dilettante. Il a écrit Le château d'Otrante, hommage sarcastique au Moyen Age et qui lança la vogue du roman noir, « gothic tale », en anglais...qui tranche avec les autres romans de l'auteur plutôt classiques et loin d'oeuvres d'imagination.

Le château d'Otrante, 1764.

Ann RADCLIFFE (1764-1823) britannique dont la vie est mal connue, pionnière du roman noir, dont l’univers regorge de thèmes que reprendront les auteurs de romans criminels : oppression, enlèvement, sadisme et poursuite.

L'italien ou les confessionnal des pénitents noirs, 1797.

François-Eugène VIDOCQ (1774-1857)

français, déserteur, faussaire, escroc, indicateur de la police de Paris puis chef de la police de Sûreté, jusqu'en 1827, fonde en 1833 la première agence de détective privée, qui fournit des services de renseignement et de surveillance...

Mémoires de Vidocq, chef de la police de Sûreté, jusqu'en 1827, 1828.

Matthew Gregory LEWIS (1775-1818), romancier et dramaturge anglais dont la mère étudiait la démonologie et habita, parfois, un château de réputation hanté... Il est souvent désigné sous le nom du « moine » Lewis, en raison du succès et du scandale de son roman noir, Le Moine publié en 1796 qui est à la fois érotique, angoissant, pervers et terrible !

Le Moine, 1796.

Ernst Theodor Amadeus HOFFMAN (1776-1822) maître du conte fantastique, il incarne la folie et la fantaisie du romantisme allemand. Juriste de formation, le jeune homme est néanmoins un très grand passionné de musique et de littérature. Ces élans artistiques le mènent dans un premier temps à composer et lui font espérer une carrière de chef d'orchestre. De nombreux obstacles s'opposent à la réalisation de ce rêve et c'est finalement dans l'écriture qu'Hoffmann parvient à se faire un nom. Inspiré par l'école romantique, l'auteur s'attelle en 1814 à la réécriture du mythe de Don Juan, mais se spécialise très vite dans ce qui fera sa renommée : le conte. Ainsi Le Vase d'or, Le Chat Murr, Casse-Noisette ou encore La Princesse Brambillat entrent dans le panthéon de la littérature fantastique avec succès.

Les élixirs du diable, (?).

Charles Robert MATURIN (1782-1824) irlandais, fils d’immigrés protestants, pasteur qualifié de "mondain", auteur d’excellents romans historiques et gothiques, il est très apprécié par son ami, Walter Scott, et André Breton, qui estimait avoir affaire à un phénomène d’écriture automatique. Son roman le plus célèbre, Melmoth, l'homme errant, 1820, narre l’histoire de John Melmoth, un érudit qui a vendu son âme au diable en échange d'un sursis de cent cinquante ans sur la mort. Le roman de Maturin, considéré généralement comme l'apogée du roman gothique, n'est pas qu'un simple récit fantastique. C'est une critique sociale de l'Angleterre du XIXe siècle, une mise en accusation de l'église catholique, comparée au protestantisme dont l'auteur loue les vertus de réserve et de simplicité.

Melmoth, l'homme errant, 1820.

Mary SHELLEY (1792-1822), anglaise, fille du philosophe William Godwin et d'une des premières féministes de l'Histoire, épouse le poète Percy Shelley après une longue liaison, scandaleuse pour l'époque. Elle est surtout connue pour son roman Frankenstein ou le Prométhée moderne, écrit en 1818 et est inspiré de la vie de Johann Conrad Dippel.

Frankenstein ou le Prométhée moderne, 1818.